Analyse critique de la dernière tribune d’Hervé Mariton sur le nucléaire

Hervé Mariton a encore frappé sur le nucléaire! Après avoir déjà proféré plusieurs idioties sur ce sujet sur les ondes nationales ces derniers mois, il a pris la plume, cette fois, le mois dernier, pour répondre à la tribune « Réussir la transition énergétique » de François Hollande parue dans le Monde. Et ça donne donc la tribune « Politique énergétique : le faux bon sens de François Hollande« , parue sur le site Slate.fr, dont je vous présente ci-dessous une petite analyse critique. L’occasion de vérifier le degré de compétence de notre édile sur ce sujet…

Eh bien, comme vous pourrez le constater par vous-même, on est pas déçu du voyage! En prenant comme exemple les Etats-Unis pour la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaire tout en prônant une sûreté renforcée, le pauvre homme ne sait manifestement pas de quoi il parle ! En répétant benoîtement les arguments fallacieux du coût exorbitant de la sortie du nucléaire ou de l’indépendance énergétique, un mythe, il fait preuve  d’un amateurisme indigne du débat démocratique nécessaire sur ces questions. Enfin, en défendant à la fois le nucléaire et les énergies renouvelables tout en regrettant localement qu’il n’y ait pas de centrale nucléaire à Crest (pour des raisons fiscales) et en s’opposant farouchement à un projet éolien local, il fait preuve d’une mauvaise foi confondante!

D’où la grande question suivante : Hervé Mariton parviendra-t-il dans les semaines à venir (s’il est candidat à sa succession) à maîtriser ses pulsions électoralistes et à éviter de dire N’IMPORTE QUOI sur le nucléaire comme Nicolas Sarkozy ou Eric Besson qui se sont complètement décrédibilisés par la caricature de leurs discours et la répétition de mensonges éhontés…? Suspens!

Politique énergétique: le faux bon sens de François Hollande

Le texte original de la tribune d’Hervé Mariton est en italique, et mes commentaires en caractères normaux.

Dans une tribune intitulée «Réussir la transition énergétique» publiée dans le Monde, François Hollande a tenté de clore une séquence politique qui lui était particulièrement défavorable sur la sortie du nucléaire. Mais loin de se hisser au-dessus de la mêlée, le candidat socialiste a produit sur ce sujet complexe un texte simpliste et approximatif qu’il convient de contester point par point.

« Un texte simpliste et approximatif », c’est exactement ce que je pense de cette tribune (pour rester gentil!) que je vais à mon tour contester point par point.

François Hollande dit qu’il tire les conséquences de la catastrophe de Fukushima en voulant sortir du tout-nucléaire pour la production électrique, présentant comme évident qu’une catastrophe naturelle au Japon doit avoir des conséquences sur le mix électrique français.

Quelle belle formulation! Ou comment minimiser une catastrophe encore « impensable » avant l’événement mais visiblement pas encore assez grave pour ébranler les certitudes d’Hervé Mariton. Il ne doit probablement pas savoir que nous avons déjà frôlé la catastrophe ici en France, à Bordeaux, en 1999, et cela sans aucun tsunami… Donc oui, il est bien évident que si « l’impossible » s’est produit au Japon, il peut également se produire chez nous. C’est d’ailleurs ce que l’intéressé a lui-même reconnu publiquement lors du dialogue républicain du 12 septembre dernier à Crest, suite à mon interpellation.

Or, en toute logique, soit l’on considère, comme le font les «alliés» écologistes du PS, que le nucléaire est un feu prométhéen que l’humanité ne parviendra jamais à maîtriser et qu’il est nécessaire d’en sortir complètement, soit l’on considère qu’il faut réexaminer la sûreté de nos réacteurs au regard des catastrophes naturelles qui sont susceptibles de se produire sur notre territoire.

ERREUR : il faut faire les DEUX! Le nucléaire est effectivement bien un « feu prométhéen » que l’humanité ne parviendra jamais à maîtriser comme en témoignent désormais les septs  accidents importants de niveau 5, 6 et 7 sur l’échelle INES, dont les accidents majeurs de Tchernobyl et de Fukushima, qui se sont produits  dans des pays aussi différents que les Etats-Unis, l’ex-URSS, le Japon, le Canada, le Royaume-Uni ou le Brésil, dans la courte vie de l’industrie nucléaire civile. Certains considèrent même qu’un accident majeur en Europe est désormais une certitude statistique. Il est donc bien nécessaire d’en sortir complètement pour des raisons de sûreté, mais aussi économiques et démocratiques. MAIS cette sortie ne se fera pas en un jour, et cette durée de sortie est d’ailleurs l’objet d’intenses débats, mais quoiqu’il en soit elle se compte en années. Il faut donc également quoiqu’il arrive réexaminer la sûreté des réacteurs au regard de ce qui s’est passé à Fukushima, mais aussi à l’aune des attentats du 11 septembre 2001 pour le risque terroriste, puisqu’une catastrophe naturelle, une attaque terroriste ou une défaillance technique ou humaine peuvent se produire demain matin, et non avoir la bonne idée d’attendre sagement l’arrêt du dernier réacteur dans le cadre d’une sortie préprogrammée de l’atome…

C’est cette deuxième approche, fondée sur des audits très poussés menés par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a été retenue par le gouvernement français. En choisissant un entre-deux dont il est coutumier, François Hollande cumule tous les désavantages: il souhaite imposer à la collectivité un coût gigantesque sans pour autant satisfaire la stratégie des anti-nucléaires.

Et non! Sur l’argument facile du coût gigantesque à la collectivité, nous avons changé d’ère! Comme il lit la presse, Hervé Mariton a sûrement pu découvrir, à sa grande stupeur, le dernier rapport de l’ASN sur la sûreté nucléaire de la semaine dernière, dont j’ai analysé le traitement médiatique sur ce blog, et notamment l’éditorial du Monde qui anéantit enfin ce préjugé de base : le débat économique sur les coûts du nucléaire est enfin lancé, et c’est bien au contraire le maintien du nucléaire qui pourrait s’avérer plus coûteux que sa sortie… Et encore ce rapport de l’ASN se base-t-il sur des audits qui ne sont précisément pas « très poussés » du tout comme l’a révélé Greenpeace, puisque ceux-ci ne prennent en compte aucun des risques de sécurité hors catastrophes naturelles tels que les intrusions physiques, la chute d’un avion, un virus informatique… Le secrétaire national à la défense de l’UMP devrait savoir cela et être le premier à s’inquiéter de la présence d' »armes nucléaires pré-déployées » sur notre territoire, d’autant plus après la démonstration préoccupante de leur vulnérabilité avec l’action de Greenpeace du 5 décembre dernier, dont les militants ont pu facilement atteindre le point le plus sensible d’une centrale : le bâtiment réacteur!

Une centrale n’est pas un bien périssable

Plus grave, le candidat socialiste assène des vérités éminemment contestables, comme le fait que le parc nucléaire français arrivera en fin de vie d’ici 15 ans et que la centrale de Fessenheim, la plus ancienne, devra être fermée au cours du prochain quinquennat.

Il convient de signaler que les centrales nucléaires américaines, qui sont de la même technologie que les françaises, ont vu leur durée de vie prolongée de 40 à 60 ans et peut-être même 80 ans. La centrale de Beaver Valley, copie quasi conforme de Fessenheim, détient une licence permettant son exploitation jusque 60 ans.

Et c’est bien là le problème! Une rapide analyse du processus de renouvellement des licences d’exploitation des centrales nucléaires américaines nous fait entrer dans un autre monde, qui fait froid dans le dos!  Cette enquête fouillée d’un an de l’agence de presse Associated Press en quatre articles (1, 2, 3 et 4) nous révèle ainsi : que les compagnies américaines propriétaires de centrales nucléaires réécrivent l’histoire pour faciliter l’obtention de la prolongation de leurs licences d’exploitation au-delà des 40 ans initialement prévus ; que ce processus de renouvellement manque souvent d’audits de sûreté complets indépendants, avec peu d’inspections et de vérifications sur les sites eux-mêmes ;   que le régulateur nucléaire américain a travaillé avec ces opérateurs pour affaiblir les standards de sûreté ou ne pas les faire respecter ; que, contrairement à la France, aucune révision complète du réacteur n’est nécessaire pour décider de sa prolongation.

Dans cet autre article du Wall Street Journal (pas vraiment un journal antinucléaire), on apprend carrément que ces compagnies peuvent lancer le processus de renouvellement de leur licence d’exploitation, et l’obtenir, bien avant les 40 ou 60 ans en question, dès que les réacteurs ont 20 ans d’ancienneté! Et c’est précisément le cas de l’exemple cité ici par Hervé Mariton, la centrale de Beaver Valley, dont le second réacteur, qui est entré en service en 1987, il y a 25 ans, a déjà obtenu sa prolongation de 40 à 60 ans, jusqu’en 2047, avec 15 ans d’avance!!!  Elle est pas belle, la vie? Ce qui serait totalement interdit en France où l’ASN a quand même la décence de faire des inspections  approfondies lors de visites décennales AVANT de prendre la décision de prolongation tous les 10 ans…  Mais on pourrait citer bien d’autres exemples comme cette centrale dans le Vermont dont les autorités locales demandaient la fermeture après 38 ans d’exploitation et une série de fuites de tritium radioactif, et que le régulateur américain a renouvelé… la veille de Fukushima! Ou encore les nombreux incidents préoccupants sur de nombreuses centrales américaines mentionnés dans les article du Wall Street Journal et de l’Associated Press.

Et maintenant c’est le moment de remonter 3 paragraphes plus haut dans la tribune originale. Eh oui, si vous l’aviez déjà oublié, c’est bien la voie du « réexamen de la sûreté de nos réacteurs » qu’a choisi notre gouvernement d’après Hervé Mariton, qui propose donc dans le même temps de façon totalement schizophrénique et irresponsable de porter la durée de vie des centrales à 60 et même 80 ans sur le modèle américain! Heureusement, le ridicule ne tue pas.

Il faut surtout rappeler qu’une centrale nucléaire n’est pas assimilable à un bien périssable: la pérennité d’une telle installation dépend de la maintenance et des investissements réalisés sur toute sa durée de vie. Au vu des résultats publics de la surveillance effectuée par l’ASN, il est ainsi totalement arbitraire de déclarer que Fessenheim serait une centrale moins sûre que les autres qu’il faudrait fermer en priorité.

Et si! Il existe des éléments d’une centrale nucléaire qui sont précisément périssables, et qui n’ont été conçu que pour une certaine durée de vie, comme la cuve du réacteur, ou son enceinte de confinement ; c’est, entre autres, le vieillissement de ces éléments non remplaçables qui rend de plus en plus risqué l’exploitation de centrales vieillissantes… Quant à Fessenheim, pas de chance, c’est également précisément une des conclusions récentes de l’IRSN qui indique que cette centrale est particulièrement confrontée au risque sismique. Mais laissons les collègues d’Hervé Mariton de l’UMP alsacienne locale lui expliquer pourquoi il faudrait la fermer en priorité. Une fermeture d’ailleurs « pas exclue » par la ministre de l’écologie elle-même…

La technique n’est pas la seule lacune du candidat Hollande: sa vision économique est également  erronée. Il semble faire de la sortie phasée mais forcée du nucléaire, c’est-à-dire de l’arrêt de réacteurs en bon état de fonctionnement, la condition du développement des énergies renouvelables et de l’essor d’une filière industrielle française.

François Hollande évoque la fermeture de réacteurs en fin de vie et donc dont l’état de fonctionnement est justement susceptible de ne plus être « bon » et s’avère forcément de plus en plus risqué, comme nous venons de le voir…

Un tel raisonnement a été dénoncé en son temps par Frédéric Bastiat dans son pamphlet Ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. Il y stigmatise ceux qui considèrent que les briseurs de vitres contribuent au développement économique:

«Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres?»

Il faut reprendre aujourd’hui le flambeau de l’économiste français pour affirmer qu’on ne transformera jamais un «mal» (la fermeture anticipée d’une unité de production en état de fonctionnement) par un «bien» (la création d’emplois pour remplacer ladite unité). Loin de s’opposer, les industries nucléaires et renouvelables sont complémentaires pour répondre à la demande future d’électricité par des moyens décarbonés.

FAUX! C’est là un argument qu’on entend ânonner de plus en plus et qui sert de base d’argumentation à la droite, comme en témoigne cet éditorial du Figaro, mais qui témoigne d’une grave inconsistance. Comme je l’avais déjà expliqué dans une tribune qui portait précisément sur ce sujet, les industries nucléaire et renouvelables sont totalement incompatibles pour répondre à la demande future d’électricité, et ceci pour plusieurs raisons évoquées dans ce document de Global Chance : incompatibilité entra la nature même de l’électricité nucléaire, sa puissance de base et la surcapacité actuelle en France, et la maîtrise de la demande/réduction des consommations électriques (qui explique l’absurdité du chauffage électrique et la différence de 27% de consommation électrique avec l’Allemagne); même incompatibilité entre la nature de l’électricité nucléaire, centralisée, et le caractère décentralisé des énergies renouvelables ; accaparement enfin des ressources de recherche & développement par le nucléaire depuis des décennies, forcément au détriment des énergies renouvelables, ce qui explique notre retard considérable actuel.

Par ailleurs, la fermeture naturelle et prévue d’unités de production arrivées au terme de leur durée de vie et dont nous ne souhaitons pas assumer collectivement les risques de sûreté accrus de prolongation ne constitue pas à mes yeux un « mal » mais bien au contraire un « bien »!

Inconsistance technique, économique mais aussi industrielle quand le candidat Hollande affirme que l’industrie nucléaire sera renforcée en raison des nombreuses opérations de démantèlement à mener ou qu’elle pourra facilement se reconvertir dans le secteur des énergies renouvelables.

Inconsistance technique, économique mais aussi industrielle d’Hervé Mariton qui feint d’ignorer qu’il existe déjà plus de 100 réacteurs nucléaires fermés et plus de 400 encore en service dans le monde, dont la moitié risque d’être fermée dans les 20 prochaines années, qui devront être démantelés quoiqu’il arrive dans les prochaines décennies, quand la brillante industrie nucléaire française n’a réussi à ce jour qu’à exporter 11 réacteurs nucléaires avant l’EPR dans toute son histoire!!! Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’à cause de Fukushima, la « renaissance nucléaire » n’aura pas lieu et qu’il vaut mieux s’orienter dès maintenant vers la filière prometteuse car incontournable du démantèlement, pour laquelle tout reste à faire et dont la France pourrait prendre la tête. Et qui peut faire croire que nos ingénieurs qui travaillent aujourd’hui sur le nucléaire ne pourraient pas demain travailler sur les énergies renouvelables? C’est déjà le choix que font un certain nombre de jeunes diplomés des grandes écoles d’ingénieur!

Le nucléaire, un avantage à ne pas détruire

Cette approche relève d’un profond mépris pour les décennies de connaissances et de capital humain accumulés au sein de la filière nucléaire française. On ne bâtira pas une nouvelle politique industrielle en commençant par détruire un de nos rares avantages comparatifs, mais en conciliant ces deux industries pour faire de la France le champion mondial des énergies décarbonées.

Le mépris que j’évoquerais ici est plutôt celui du gouvernement français envers ses concitoyens qu’il a soigneusement tenu à l’écart du débat énergétique pendant des décennies… jusqu’à aujourd’hui! Et le nucléaire constitue bien plus un handicap et une grande vulnérabilité (sûreté, coûts, déchets, frein à la transition énergétique), comme nous l’avons vu, qu’un avantage comparatif quelconque. On bâtira une nouvelle politique industrielle en analysant objectivement les résultats de décennies de « tout nucléaire », ce qui n’a jamais été fait en France, par idéologie. Il est encore temps de reconnaître ses erreurs et de changer de cap…

Pour accompagner ce retrait du nucléaire, le candidat socialiste propose de développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, semblant ignorer qu’il s’agit d’une politique déjà poursuivie par la majorité actuelle, accélérée depuis le Grenelle de l’environnement.

On connaît à ce sujet les brillants résultats obtenus récemment sur la filière solaire, avec 7000 emplois en moins en un an! Tout comme le ralentissement récent de l’éolien, auquel les députés français ont mis un maximum de bâtons dans les roues! Et on admirera l’hypocrisie suprême du député Hervé Mariton qui loue ici le développement des énergies renouvelables quand le maire Hervé Mariton s’oppose farouchement à un projet éolien dans la vallée de la Drôme!

Mais il faut rappeler que de telles politiques sont complexes à mettre en œuvre et que derrière l’apparent bon sens de François Hollande proposant d’isoler davantage les logements se cachent une multitude de problèmes économiques et techniques: l’isolation par l’extérieur coûte très cher pour les particuliers, même avec des dispositifs incitatifs comme l’éco-prêt à taux zéro. Les travaux d’efficacité énergétique dans les copropriétés sont très difficiles à enclencher, et les ménages en situation de précarité énergétique n’ont pas les capacités de trésorerie pour réaliser les investissements nécessaires. La loi Grenelle 2 est une boîte à outils pour débloquer tous ces freins (crédit d’impôt, écoPTZ, certificats d’économies d’énergie, programme Habiter Mieux…).

Certains de ces outils sont effectivement intéressants mais ils restent totalement insuffisants face à l’ampleur de la tâche. Et on en revient forcément toujours aux choix politiques stratégiques d’investissements évoqués plus haut. Gageons qu’avec 6 milliards d’euros, ceux de l’EPR de Flamanville, on pourrait en isoler quelques logements, avec les emplois non délocalisables et le bénéfice pour la facture énergétique et la balance commerciale qui vont avec…

La politique énergétique prônée par François Hollande est révélatrice de ces synthèses bancales dont l’ancien premier secrétaire du PS a le secret. Masquée derrière un bon sens apparent, on y retrouve une accumulation d’incohérences techniques, économiques et industrielles qui conduiraient, de fait, à renchérir le coût de l’électricité et à abandonner notre indépendance énergétique.

La politique énergétique prônée par Hervé Mariton est elle aussi révélatrice de ses incohérences techniques, économiques et industrielles qui se terminent en fanfare par deux des poncifs dont la droite est la plus friande sur cette thématique (il manque les emplois et les gaz à effet de serre!) : le renchérissement du coût de l’électricité, clairement sous-évalué aujourd’hui, dont le fardeau financier est laissé aux générations futures,  et qui augmentera forcément quoiqu’il arrive, ce que devrait confirmer la Cour des Comptes dans deux semaines ; et le mythe complet de la sacro-sainte indépendance énergétique, qui n’existe plus depuis la fermeture de la dernière mine d’uranium en France, en 2001!

A propos Yann Louvel

Citoyen du monde
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