Mon portrait (corrigé) dans le Crestois

Quelques (petites) erreurs se sont glissées dans mon portrait paru dans le premier Crestois de l’année 2014. Voici l’article avec les liens et les (petites) corrections ci-dessous en gras.

Une autre finance internationale est-elle possible?

Yann Louvel et « BankTrack » dénoncent les inquiétantes dérives du système financier international

Yann Louvel est un grand jeune homme très occupé. C’est un militant qui connaît peu de repos. Une personne très engagée pour que notre pays opte pour une transition vers une société soutenable. Engagée en faveur de la justice sociale et environnementale. Engagée pour que les citoyens participent aux prises de décisions publiques. Toujours partant pour mener des actions sur le terrain aux niveaux local, national et international.

Son parcours est atypique. Il a d’abord été traditionnel jusqu’au bac S. L’élève est excellent en maths et en sciences. « Mais, j’ai été écœuré avant d’entrer en école d’ingénieurs » affirme-t-il. Le voilà donc qui poursuit des études d’histoire-géo. « J’aurai voulu être prof en ZEP (Zone d’Education Prioritaire) se souvient-il. (ou pas!-)

Mais le destin va en décider autrement. Le voilà parti au Québec où il va vivre quatre années d’études « superbes, exceptionnelles, enrichissantes » et passer un master en sciences de l’environnement. « J’ai été halluciné par les moyens mis à disposition des professeurs, des étudiants. Les budgets étaient monumentaux. Rien à voir avec ce qui se passe en France. Je suis devenu militant des causes environnementales ».

[phrase en moins] Il découvre l’association « Coalition Jeunesse Sierra« , dont la mission « est d’impliquer les Canadiens et les Canadiennes de 14 à 30 ans, afin d’en faire des piliers dans la lutte pour développer un Canada écologiquement et socialement durable ». « Ca m’a beaucoup plu ».  [phrase en moins]

Et, de retour en France, plutôt que de devenir prof, il décide de continuer dans la voie du militantisme écologique et devient salarié associatif aux Amis de la Terre, au moment où débute le désormais célèbre « Grenelle de l’Environnement » en 2007. Il est nommé responsable de la campagne « Responsabilité des acteurs financiers privés » (qui n’est pas pilotée par Greenpeace). [c’est là où « je tombe dans la potion finances » et où « je me spécialise donc dans les questions financières internationales », les phrases supprimées plus haut].

Puis, en 2010, il est recruté par le réseau international « BankTrack« . C’est un réseau mondial d’associations qui ont pour objectif de suivre et de dénoncer les financements apportés par les institutions privées à des projets « à impacts environnemental et social négatifs ». Et hélas, il n’en manque pas à travers le monde… et en France.

Yann Louvel, pour ne pas perdre la main, reste militant bénévole très actif des Amis de la Terre. « C’est le réseau qui me correspond le mieux aux niveaux national et international », juge-t-il. Il a été et reste particulièrement mobilisé contre les projets d’exploitation de gaz de schiste qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive ces derniers mois.

Concernant la délinquance financière, la criminalité financière internationale, les nouvelles ne sont pas rassurantes. Selon une estimation prudente du FMI (Fonds Monétaire International), 4500 milliards de dollars d’avoirs seraient dissimulés dans des paradis fiscaux. Du côté des entreprises, 60 milliards de recettes sont perdues pour les Etats, du fait des techniques de plus en plus sophistiquées « d’optimisation fiscale » utilisées par les multinationales.

Des sommes considérables au regard du redressement des comptes publics dont on nous rebat perpétuellement les oreilles. La fraude fiscale, ce sont des recettes en moins pour le financement des services publics, pour la satisfaction des besoins sociaux de tous, notamment des plus défavorisés.

L’Union Européenne jure que la fraude fiscale et les paradis fiscaux sont dans son collimateur et dans celui du G20. En France, neuf rapports parlementaires ont été écrits en 15 ans… Sans jamais avoir été suivis d’effets. La réalité, c’est que le grand nombre de paradis fiscaux en Europe rend impossible toute harmonisation fiscale, et toute véritable volonté de lutter efficacement contre la fraude fiscale.

Cette triste situation n’empêche pas de modestes associations de se regrouper au sein du réseau international « BankTrack« , d’enquêter et d’informer l’opinion publique. Les banques, malgré leur puissance et leur cynisme, n’aiment pas voir étaler leurs turpitudes sur la place publique.  C’est de la mauvaise communication qui peut donner de mauvaises idées à certains de leurs clients.

Yann Louvel reste persuadé qu’à son tout petit niveau, le citoyen peut agir contre l’inquiétante dérive du système financier et bancaire européen et mondial.

Tout d’abord en choisissant sa banque avec soin. Il ne cache pas être un adepte de la Nef, adossée au Crédit Coopératif, une coopérative de finances solidaires, « le seul établissement financier engagé dans la gestion responsable et transparente de l’épargne citoyenne en France, qui soutient la création et le développement d’activités professionnelles et associatives à des fins d’utilité sociale et environnementale ». Cette société de finance éthique devrait devenir une « vraie » banque en 2014…

Ensuite, pour ceux qui ont de l’épargne, Yann Louvel leur conseille de privilégier les livrets A qui continuent à financer en partie la construction de logements sociaux et les livrets de développement durable qui financent l’activité des PME.

Pour les plus audacieux, il conseille d’opter « pour de véritables alternatives » en investissant directement, via la Nef (ou directement directement), dans des entreprises locales, qui travaillent de façon écologiquement et socialement responsable dans les secteurs de l’énergie, de l’habitat, de l’agriculture. Localement, la Nef a beaucoup soutenu « Terre de liens« , une association qui aide des candidats à l’installation à pouvoir avoir accès au foncier rural et facilite ainsi l’éclosion de projets qui redonnent vie aux territoires ruraux.

Les adhérents à la Nef peuvent d’ailleurs régulièrement visiter les entreprises aidées et suivre leur évolution. Un groupe local Nef existe sur Crest et la Vallée de la Drôme. Le Crestois vous informe de ses rendez-vous.

Pour Yann Louvel, c’est clair, le citoyen lambda n’est pas impuissant s’il décide d’agir, de faire des choix à son très modeste niveau. Ceux et celles qui veulent agir ne manqueront pas de le croiser au fil des prochaines actions qu’il animera sur Crest ces prochaines semaines et ces prochains mois.

« Faites-nous de bonnes politiques et je vous ferai de bonnes finances ». Cette phrase est attribuée au baron Louis, ministre des Finances de Louis XVIII sous la Restauration. Et si c’était l’inverse qui était vrai? Avec de bonnes, saines et éthiques finances, peut-être pourra-t-on mener de bonnes politiques?

J.D.P

PS de moi : Pour plus d’infos sur sa banque, son épargne et même son assurance, tout est sur le site « Finance responsable » des Amis de la Terre

Portrait Crestois

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A propos Yann Louvel

Citoyen du monde
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